Agence, freelance, plateforme en ligne, le neveu qui « s'y connaît » : les options ne manquent pas, et les écarts de prix vont de zéro à plusieurs milliers d'euros. Voici les points à vérifier avant de signer, et surtout les clauses qui coûtent cher quand on les découvre trop tard.
La question qui compte le plus
Avant le prix, avant le style, posez celle-ci : à qui appartient le site une fois payé ?
C'est le point qui distingue un investissement d'une location déguisée. Un site qui vous appartient peut être hébergé où vous voulez, modifié par qui vous voulez, et il vous survit si le prestataire disparaît. Un site loué s'arrête le jour où vous arrêtez de payer.
Nous insistons parce que nous avons vu ce que produit l'inverse. DC Renov nous a contactés après des difficultés avec son contrat précédent. C'est une situation classique et parfaitement évitable : au moment de partir, on découvre que l'on ne possède ni le site, ni parfois le nom de domaine, et qu'il faut tout recommencer.
Les six points à vérifier avant de signer
1. La propriété du site et du nom de domaine
Demandez-le noir sur blanc. Le nom de domaine en particulier doit être déposé à votre nom, pas à celui du prestataire. C'est votre adresse : si elle ne vous appartient pas, vous ne partez jamais vraiment.
Vérifiez aussi que vous avez accès aux identifiants. Un accès promis oralement n'est pas un accès.
2. Ce qui est inclus, et ce qui ne l'est pas
Un devis clair détaille le nombre de pages, les fonctions, le nombre de rondes de retours, les délais et ce qui devient facturable en plus. Un devis d'une ligne à 1 500 € n'est pas un devis, c'est un chiffre.
3. Le coût réel sur trois ans
Additionnez : création, hébergement, nom de domaine, maintenance, modifications. Une offre à 500 € avec 79 € par mois obligatoires revient à plus de 3 300 € sur trois ans, sans rien posséder au bout. Nous détaillons le calcul dans notre article sur le prix d'un site.
4. La durée d'engagement et les conditions de sortie
Regardez la durée minimale, le préavis, et ce qui se passe à la résiliation. Récupérez-vous le site ? Le contenu ? Rien ?
Un engagement de douze mois n'est pas anormal en soi. Un engagement reconductible tacitement avec trois mois de préavis et aucune récupération possible, si.
5. Qui répond quand ça casse
Un site tombe parfois, un formulaire cesse de fonctionner, un certificat expire. Demandez qui vous répond, sous quel délai, et par quel canal. Un interlocuteur joignable vaut mieux qu'une adresse de support générique.
6. Les réalisations, et les clients derrière
Regardez des sites réellement en ligne, pas des maquettes. Ouvrez-les sur votre téléphone : c'est de là que viendront la majorité de vos visiteurs. Et si le prestataire travaille dans votre secteur, rien ne vous empêche d'appeler un de ses clients.
Agence, freelance ou plateforme ?
Aucune formule n'est meilleure dans l'absolu, elles répondent à des besoins différents.
- La plateforme en ligne est la moins chère à l'entrée et la plus rapide. En contrepartie : abonnement sans fin, personnalisation limitée, et vous ne possédez rien. Correct pour tester une activité.
- Le freelance ou la petite structure offre un interlocuteur unique qui connaît votre dossier, une réactivité forte et des tarifs mesurés. Le risque est la disponibilité : une personne seule peut être débordée ou indisponible.
- L'agence apporte une équipe et une continuité, mais souvent avec des tarifs plus élevés et un interlocuteur qui change. Pertinent pour des projets importants.
Pour un artisan ou une TPE, la petite structure locale est généralement le meilleur compromis, à condition de vérifier les six points ci-dessus.
Les signaux qui doivent alerter
- On vous promet la première place sur Google. Personne ne peut la garantir : le classement dépend d'algorithmes que Google ne communique pas. C'est le mensonge le plus répandu du secteur.
- Le devis ne détaille rien. Un montant global sans décomposition rend toute comparaison impossible, et c'est souvent volontaire.
- On esquive la question de la propriété. Une réponse floue est une réponse.
- On vous met la pression. « Offre valable jusqu'à vendredi » sur un investissement à plusieurs milliers d'euros, c'est une technique de vente, pas une opportunité.
- Aucune réalisation visible. Un prestataire sérieux montre des sites en ligne, avec le nom de ses clients.
Les questions à poser au premier rendez-vous
Notez-les et posez-les telles quelles. Les réponses vous en diront plus que n'importe quelle plaquette.
- Le site m'appartiendra-t-il entièrement une fois payé ?
- Le nom de domaine sera-t-il déposé à mon nom ?
- Que se passe-t-il si je décide de partir dans deux ans ?
- Combien coûte une modification après la livraison ?
- Qui je contacte si le site tombe un samedi ?
- Puis-je voir trois sites que vous avez faits et parler à un de vos clients ?
Et le prestataire local, ça change quoi ?
Techniquement, rien : un site se fait très bien à distance, et nous travaillons pour des clients aux Sables-d'Olonne et à La Rochelle.
Sur la relation, ça change deux choses. Un prestataire proche connaît votre marché : il sait ce que cherchent les gens de la Côtière ou de l'est lyonnais, et ce que font vos concurrents directs. Et il peut se déplacer, ce qui compte le jour où il faut régler un problème pour de bon plutôt que par mails interposés.
Questions fréquentes
Faut-il un contrat écrit ?
Toujours, même pour un petit projet. Un devis signé accompagné de conditions générales suffit, à condition que la propriété, les délais et le périmètre y figurent.
Puis-je changer de prestataire en cours de route ?
Cela dépend entièrement de ce que vous avez signé. Si vous possédez le site et le nom de domaine, le transfert est simple. Sinon, il faut souvent repartir de zéro, et c'est précisément ce qu'il faut vérifier avant.
Un acompte est-il normal ?
Oui, généralement 30 à 50 % à la signature, le solde à la livraison. Ce qui n'est pas normal, c'est le paiement intégral d'avance.
Comment savoir si le prix est juste ?
Comparez à périmètre égal, sur trois ans, et pas seulement le montant de départ. Nos tarifs sont publics sur notre page tarifs, ce qui vous donne un repère.
Un projet ou une question ?
Chez GOTH, vous restez propriétaire de votre site et de votre nom de domaine, sans abonnement obligatoire. On accompagne les artisans, indépendants et petites entreprises de la Côtière et de l'est lyonnais : Montluel, La Boisse, Miribel, Beynost, Saint-Maurice-de-Beynost, Dagneux, Neyron, Niévroz, Balan, Thil, Tramoyes, Meximieux et Pérouges, ainsi que Genas, Jonage, Jons et Pusignan côté Métropole de Lyon. Et à distance partout en France.
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